Hikari-chan
3ème E (2006-2007)
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Le jour touchait à sa fin. Marc observait le peu de lumière restante d'une vitre de l'autocar déglingué. Il ne se rappelait plus depuis combien de temps il avait quitter Madan. Lui, jeune journaliste, devait se rendre à Djakarta pour y remettre un article sur la campagne indonésienne.
Un nouveau grincement le fit sursauter. Les incessants gémissements des amortisseurs l'avaient empêché de dormir. Il était fatigué maintenant. Il remua. Le siège sur lequel le jeune homme était installé était inconfortable. Les ressorts ressortaient, et s'enfonçaient dans son dos. Marc était aussi dérangé par le mélange d'odeurs, difficilement supportable pour un européen : le parfum épicé des femmes, la transpiration et l'encens pour éloigner les moustiques.
Peu après la tombée de la nuit, le car s'arrêta de nouveau. Une femme avec un petit garçon montèrent à bord. Des gens descendirent. Marc regarda autour de soi. Même avec le peu de lumière émanant du vieil autocar, il arrivait à distinguer les personnes se trouvant à bord. Pas un seul blanc. Etait-il le seul étranger dans le car ? Pourquoi n'avait-il pas remarqué ? Un malaise se créait au fond de lui. Le journaliste promena ses yeux encore un peu autour de lui. Il s'arrêta sur la mère qui venait de monter. Elle l'intriguait. Se sentant dévisagée, la femme se retourna. Marc lut une étincelle de colère dans ses yeux d'un bleu profond. Il trembla. Qu'avait-il fait ? Il ne l'avait que regardé. Pas trop. Il se retourna pour voir si les éclairs lui étaient destinés. Oui, la seule place libre du car était derrière lui. Le malaise grandissait...
Il dut s'endormir. Quelques minutes. Pas plus. Il faisait toujours nuit, et toujours aussi chaud. Marc ne se sentait pas bien. Il était inquiet, même angoissé. Il n'aimait pas la nuit. La nuit profonde. Il commençait même à avoir peur. Que pouvait-il bien se passer ? Le journaliste ne savait pas, mais il présentait quelque chose, quelque chose... d'improbable.
Les freins couinèrent. Ce bruit assourdissant le fit trembler. Un enfant pleura, sa mère le calma. Pourquoi le car avait-il freiné aussi subitement ? Cette question trottait dans la tête de Marc. Le chauffeur se leva. Il s'avança. Il s'approchait de Marc. Le journaliste senti son c½ur cogner dans sa poitrine, jusqu'à lui faire mal. Le chauffeur le dévisagea. Avait-il entendu les battements de son c½ur ? Non, il était encore à quelques pas. Les passagers de l'avant se retournèrent. Ils devaient se demander pourquoi le chauffeur avait quitter son poste. Ils le virent s'arrêter au niveau de Marc.
« Suis-moi » lui dit le chauffeur dans un parfait anglais.
Marc se leva automatiquement. Il parcourut le trajet, pour se rendre à la porte du car, difficilement tellement ses jambes tremblaient. Ses mains était moites, son pouls était extrêmement rapide, et ses yeux le brûlaient. Que se passait-il ? Pourquoi devait-il descendre de l'autocar ? Trop de questions se bousculaient dans sa tête.
En quelques secondes, il se retrouva dehors, dans un noir complet et seul. Le car était parti. Le malaise s'accrut. La panique l'envahissait. Des larmes ruisselaient le long de ses joues. Il avait tellement peur du noir... Le silence. Pas un seul bruit ne venait déranger cette nuit paisible mais angoissante. Un crissement de feuille. Marc était apeuré. Un craquement de branche. Il était même terrifié.
Le jeune homme se trouvait au bord d'une route, dans un pays inconnu, sans doute encore loin de Djakarta et sans ses affaires. Son vente gargouillait et il avait soif. Ses jambes était engourdies par les longues heures passées dans le vieux car. Un véhicule va bien finir par passer ! Il fit les cent pas.
Les heures qui suivirent parurent durer une éternité aux yeux de Marc. Il avait toujours peur, il était terrorisé. Il lui avait semblé entendre des pas, des cris d'animaux, ou bien même d'humains. A chaque fois, il avait sursauté. Maintenant il avait mal au ventre. Le malaise n'avait cessé d'augmenter depuis qu'il avait quitter le car, depuis qu'on l'avait forcé à quitter le car.
Soudain, il se mit à pleurer. Il avait laissé son article, pour le journal, dans le car, avec les reste de ses affaires. Allait-il perdre son travail ? Ou arriverait-il à le retrouver avant de devoir le rendre ? Cet article sur lequel le journaliste avait passé tant de nuit... Sa gorge se nouait. Qu'allait-il faire ?
Une camionnette passa. Le chauffeur le vit. Il s'arrêta. Le chauffeur était en fait une femme. Une femme blanche. Marc se senti rassuré.
« Tu es perdu ? » lui demanda la femme, en anglais.
Marc hocha de la tête. La femme ouvra la portière et l'invita à s'asseoir.
« Je suis française. » Le journaliste était rassuré maintenant. Il avait envie de lui dire que lui aussi l'était, mais aucun son de sortait de sa bouche.
« Pourquoi était tu sur la route, à une heure aussi tardive ? » Blanc. Marc ne répondit pas. Enfin pas tout de suite.
« J'était dans un car de provenance de Madan, raconta-t-il. Je doit me rendre à Djakarta pour y remettre un article sur l'Indonésie. Je suis journaliste. Mais le car s'est arrêté, pour moi. Le chauffeur m'a fait descendre. Et je ne sais même pas pourquoi. Toutes mes affaires sont restées dans l'autocar. Je n'ai plus rien, juste un peu d'argent... » Mais pas son passeport. Pas de preuve pour montrer qu'il était français. Il ne pouvait pas rentrer en France, pour l'instant.
« ... et je n'ai plus mon passeport... » il éclata en sanglots. La femme le rassura. Elle lui dit qu'elle travaillait à l'ambassade de France. Rien n'y fit. Le malaise de Marc qui avait fini pas disparaître réapparut. Quelle horrible journée !
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J'ai retrouvé cette petite rédaction. Ca m'a fait rire.
Elle date de l'année dernière.. Je crois qu'il fallait mettre le champ lexical de la peur. Mais je ne me souviens plus du sujet.
Image qui n'a aucun rapport avec le texte, mais bon...